je lis, au moins une fois par jour, une phrase qui me rappelle que j’ai le pouvoir, avec mes réflexions et ma façon de penser, d’influencer ce qui se passe dans mon corps et dans ma vie.

je suis certaine que je ne suis pas la seule.

j’y crois. en général.

ça me rappelle de voir le bon côté des choses.

quand c’est le temps.

je prends cette lecture comme un petit moment pour m’arrêter et sentir le doux autour de moi.

quand mes sens ne sont pas paralysés.

 

j’y crois, à ce pouvoir, quand il me fait du bien.

 

parce que j’y ai déjà trop cru.

parce que, ces mots-là, ils me ramènent aussi au pouvoir que je n’ai pas.

et à la culpabilité qui m’a longtemps rongée.

j’y ai tellement cru, que mes pensées étaient responsables de ce qui m’arrivait, que j’ai aussi été convaincue que mon épuisement, et la dépression qui a suivi, étaient de ma faute.

si mes pensées avaient été plus positives, je n’en serais pas là.

si j’avais décidé que tout allait bien, tout ça ne serait pas arrivé.

si je n’avais pas ouvert la porte au négatif, il n’aurait pas pu entrer.

il aurait suffit que je vide ma tête et que je me dise que j’étais heureuse.

non ?

 

au fond, ce que j’avais intégré de ce pouvoir, c’est que je m’étais abandonnée. que j’aurais pu changer les choses, mais que j’avais été faible.

comme si j’avais pris la décision de me laisser tomber.

 

j’ai mis du temps à comprendre que, des fois, c’est plus grand que nous.

que ça prend plus qu’un coup de pied.

que, même si j’étais devenue le dalaïlama du positivisme, ma tête, mon corps et mon cœur étaient à bout de souffle.

oui, il fallait que je les encourage.

mais il fallait aussi que je les laisse se reposer, que je leur donne du temps, que je leur offre l’ouverture nécessaire pour s’accepter.

pas que je me tape dessus à coup de faiblesse et de culpabilité.

 

la vérité, c’est qu’à un certain moment, les forces se débalancent.

oui, des fois, notre façon de penser peut influencer le cours des choses.

mais, des fois, non.

il y a, quelque part, quelque chose de plus fort.

et j’ai découvert que, la seule façon d’utiliser notre pensée à bon escient, dans ces moments là, c’est d’accepter ce qu’on a devant soi.

d’accepter d’être positif, lorsque la force y est.

d’accepter de vivre le négatif et d’en tirer ce qu’on peut.

 

la journée où je me suis permis d’être épuisée, c’est aussi la journée où j’ai commencé à mieux aller.

ce moment où j’ai cessé de croire que j’étais responsable de ma dépression, c’est aussi celui où j’ai fait le premier petit pas hors de celle-ci.

ça n’a pas tout réglé.

mais ça m’a tellement aidée.

 

il y a des choses plus grandes que nous, les filles.

peu importe ce que vous lisez. peu importe ce que l’on vous dit.

 

quand, dans vous, ça sonne assez, c’est souvent parce que ce l’est.

 

écoutez-vous, avec honnêteté et douceur.

allez chercher les mots, l’aide, la compassion dont vous avez besoin.

pas ceux qui vous rendront coupable.

ceux qui vous diront

« allez, j’suis avec toi. t’as le droit de ne pas bien aller. t’es forte de l’accepter. on part de là et on marche ensemble. ok ? ».

 

Elizabeth

 

 

 

salut.
j’suis assez smatte et sourde d’une oreille.
j’veux connaître pour comprendre.
j’crois au pouvoir du beau.
j’prends encore mes notes à la main.
entre les médicaments et les huiles essentielles, j’prône l’équilibre, pour enrayer la culpabilité.
j’veux la paix, mais j’suis prête à me battre pour défendre l’éducation, la diversité corporelle et les mots d’ici.
j’donne mon coeur sans hésiter à ma soeur, mes parents, mes amis et mes chiens.
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salut. j’suis assez smatte et sourde d’une oreille. j'veux connaître pour comprendre. j’crois au pouvoir du beau. j’prends encore mes notes à la main. entre les médicaments et les huiles essentielles, j’prône l’équilibre, pour enrayer la culpabilité. j’veux la paix, mais j’suis prête à me battre pour défendre l’éducation, la diversité corporelle et les mots d’ici. j’donne mon coeur sans hésiter à ma soeur, mes parents, mes amis et mes chiens.