Spécial course à pied – Ce que j’ai appris

écrit par Marie-Philippe Jean 27 octobre 2014
Spécial course à pied – Ce que j’ai appris

Déjà une semaine que c’est derrière moi. Ce marathon (c’est le cas de le dire) de 6 semaines pour apprendre à courir deux heures sans m’arrêter quand j’étais plutôt du genre à privilégier les entraînements courts, intenses et surtout, diversifiés! Comme l’objectif ultime de chaque défi et de chaque nouvelle expérience et d’en sortir grandie avec quelques apprentissages de plus dans son packsac, j’avais envie de vous partager les trois choses que je retiens de cette préparation accélérée à un premier demi-marathon.

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Ah! Et ç’a super bien été! Je visais une vitesse moyenne de 6,2 minutes/km et j’ai fait 5,5! La ville de Toronto semble toujours être synonyme de moments magiques pour moi… Et courir avec 25 000 personnes, ça m’a émue. Tous ces gens venus se dépasser, tous ces gens qui avaient mal aux pieds. Étrangement, la foule m’a aidée à entrer dans une bulle, presque dans un état méditatif, pendant toute la course. Le moment le plus difficile – les kilomètres 12, 13, 14 et 15. Le moment le plus heureux – les kilomètres 2, 3, et 4 où je suis passée dans un coin de la ville que j’aime beaucoup et les gens de ce quartier étaient particulièrement créatifs niveau pancarte d’encouragement!

Une de mes favorites retracée sur Instagram:

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Mes 3 apprentissages: 

1. Quand on n’est plus capable… On est encore capable 

En suivant un programme précis avec un nombre de kilomètres clair à atteindre à chaque course, j’ai réalisé que j’étais amplement capable de courir 10, 12, 14, 16 km… Suffit de convaincre son esprit. J’avais pris l’habitude de sortir courir 5 km, de cesser quand je commençais à trouver ça ennuyant, mais quand on se pousse et qu’on a un but dans l’crâne, la vitesse à laquelle on progresse est impressionnante.

 

2. Ce n’est pas parce qu’on est capable… Qu’on doit nécessairement le faire 

Au marathon de Montréal, les médailles, les souliers de course et les visages rouges constituaient 99% de mon fil Instagram (1% pour toutes les yogis américaines et australiennes que je suis quand même!), courir, c’est définitivement in, et c’est tant mieux! Magnifique tendance qui ne passera jamais de mode, je l’espère. Mais l’affaire, c’est que ce n’est pas parce que tout le monde le fait, et parce que vous êtes en pleine capacité de le faire, que vous devez nécessairement le faire.

Je suis super heureuse de réaliser que courir deux heures sans arrêt, je suis capable en masse de faire ça. Mais est-ce que ça me fait tripper? Moyen. Est-ce que mon corps aime l’expérience? Mon pied droit et les muscles entourant mon tibia font dire que non. Est-ce que c’est ce sport qui me fait sentir le mieux dans mon corps? Pas du tout…

J’ai adoré me lever à 5h30 pour accumuler des kilomètres (pour vrai), le faire dans une optique de défi a été extrêmement motivant pour moi, mais au final, c’est la danse, le yoga et les bootcamps qui me font sentir belle, forte et en vie!

 

3. On sous-estime trop l’importance du sommeil 

En allongeant mes temps d’entraînement, j’ai quotidiennement joué au Tétris avec mon horaire pendant les six dernières semaines et j’ai vite compris qu’il vaut souvent mieux dormir une heure de plus le matin que de sortir courir à l’aube pour améliorer ses performances. En fait, on devrait accorder autant d’importance au sommeil qu’à l’alimentation et à l’entraînement pour atteindre ses objectifs, un manque de dodo pouvant grandement affecter les habiletés de notre corps à récupérer rapidement et réparer les tissus endommagés par les impacts de la course.

 

Je suis heureuse de retrouver un peu de diversité dans mes entraînements, fière de ce sprint de 6 semaines et reconnaissante envers toutes les filles qui ont sauté à pieds joints dans ce Spécial course à pied – Chloé, Sophie, Véro, Maryse, Virginie, Marie-Philipe (ma tigresse de jumelle)… Ah et aussi Scott, mon cute physio de Toronto qui m’a sauvé au lendemain de la course!

 

Marie-Philippe

 

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