Less is more

écrit par Anaïs Brunelle 2 mai 2017
Less is more

J’ai toujours été une fille hyper nostalgique, rêveuse, qui conservait plusieurs choses par attachement émotionnel. Ma soeur me disait souvent que c’était un mauvais pli, mais je lui répondais toujours que non. Je n’étais pas prête à me défaire de cette habitude, et c’était bien correct ainsi. Toutefois, cet été, lorsque je faisais des boîtes pour mon déménagement, j’ai réalisé à quel point j’avais accumulé des choses complètement futiles au fil des années. J’avais, à ce moment, fait un bon tri dans mes affaires, simplement parce que j’allais vivre dans un plus petit logement, mais sans plus.

Récemment, j’ai regardé Minimalism : A Documentary About the Important Things, sur Netflix. C’est le genre de documentaire qui résonne fort, dans tout ton être, et qui te brasse l’intérieur. Ç’a été, en quelque sorte, mon wake up call. Offert par Joshua Fields Millburn et Ryan Nicodemus, les gars derrière The Minimalistson y montre les différentes facettes d’un mode de vie minimaliste. Avec plusieurs points de vue, on y découvre qu’il est possible de vivre une vie remplie d’intentions en possédant moins.

En écoutant Minimalism, on prend conscience que la société dans laquelle nous vivons nous conditionne à vouloir plusUn meilleur emploi, un meilleur salaire, une plus grande maison, le modèle dernier cri… toujours et toujours plus. Mais honnêtement, avons-nous réellement besoin de tout ça pour atteindre le vrai bonheur?

You can never get enough of what you don’t really want. In other words, deep down, we don’t really want more goodies, more toys, more cars. We want what they will bring us. We want to feel whole. We want to feel content. – Rick Hanson, PhD neuropsychologue.

Et je me suis posé la question : «Dans le fond, tu veux prouver quoi, à qui?» La seule personne à qui on devrait souhaiter prouver quelque chose, c’est à nous-même. Personne d’autre. J’en suis au début du processus. Je commence à épurer et à me questionner davantage sur mes habitudes de consommation. Je fais des changements pour moi, et j’apprends.

Voici donc des petits trucs pour vous aider à incorporer des méthodes minimalistes dans vos vies.

Switch and bitch

Lors de votre prochain meet up entre amies, au lieu d’aller dévaliser les boutiques, pourquoi ne pas faire le tri dans vos garde-robes respectives et donner une seconde vie à vos vêtements et accessoires? À Vrak, il y a l’émission Switch tes fripes pour nous inspirer à passer à l’action.

*Si vous avez envie d’un défi, je vous propose le Projet 333, initié par Courtney Carver, fondatrice du blogue Be More with Less. L’objectif? Sélectionner 33 items (vêtements, chaussures et accessoires inclus!) et n’utiliser que ces derniers sur une période de 3 mois!

Des cadeaux revisités

Depuis plusieurs années, je trouve que les Fêtes (anniversaire, Noël, St-Valentin, etc.) sont des happenings commerciaux qui nous poussent à acheter. Pour ma part, je ressens beaucoup de pression et je finis toujours par acheter quelque chose qui m’a coûté une petite fortune. Ridicule. C’est pourquoi je vous propose de confectionner vos cadeaux vous-mêmes, ce qui rend le tout beaucoup plus personnel et significatif. Et surtout, ce n’est pas la grosseur du cadeau qui compte, mais bien l’amour et le temps que vous y aurez mis.

Épurer, épurer, épurer

En épurant, on réussit à faire de la place pour l’essentiel. Ne partez pas en peur, je ne suis pas en train de vous dire de vous départir de tous vos biens matériels et de vous restreindre, au contraire. Mon but est de semer une petite graine en vous, comme ç’a été le cas pour moi. Il y a plusieurs degrés de minimalisme et l’important est que chaque personne y trouve son compte et le fasse pour ses propres raisons. Pour ma part, j’ai refait un tri dans mes vêtements et dans mon bureau et j’ai facilement réussi à remplir deux sacs-poubelle que je vais aller porter à un organisme près de chez moi.

Se questionner

Il est important de prendre conscience de sa consommation et de se questionner. «Pourquoi est-ce que je consomme ?» «Qu’est-ce que ça me procure?» «Est-ce que j’en retire du bonheur ou du stress?» Toutes ces petites questions permettent de prendre du recul. Souvent, on peut acheter sans réfléchir, et ce, par habitudes. S’approprier de nouvelles méthodes de consommations responsables a des impacts très positifs et c’est non seulement bénéfique pour nous, mais pour la planète.

 

Au final, Minimalism m’aura fait réaliser que le bonheur ne s’achète pas; il se vit. Et que la vie… la vie c’est tellement plus qu’un traditionnel «métro-boulot-dodo». Que l’argent ne remplit pas nos coeurs, mais bien nos poches. Et que le temps et l’amour sont les seules choses que l’on n’acquiert pas, mais qui nous rendent réellement heureux. Alors, donnez du temps aux gens qui en valent vraiment la peine et faites des choses qui, chaque jour, vous rapprochent de votre idéal du bonheur.

L’important dans tout ça n’est pas d’avoir une vie parfaite, mais bien d’aimer celle que l’on mène à notre façon.

Love,

Anaïs

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